Les histoires de grandes finissent bien en général?

Être grande, c’est quoi? Hein? Ah oui c’est vrai…

Quand on est seule et en extérieur : absolument rien. Je zappe souvent qu’il y a de grandes chances pour que je sois plus grande que la prochaine personne que je vais croiser.

daltons_relatifsCroiser un plus grand doit m’arriver 1 fois par semaine, croiser une plus grande, peut-être 5 fois par an. Bref, ce sont les autres qui nous signalent qu’on est grand, par des « ola ». Sans ça…

On reste plus grand que les cailloux et plus petits que les montagnes.

Non, ce n’est pas une citation de Cabrel ! On va garder ce contexte « nature », poursuivons cette immersion en montagne pour cet article… Pépère durant cette rando, une envie de s’écouter un bon tube du groupe « Air »: va falloir acheter un autre cordon pour les oreillettes, celui-ci est trop court… Une coquette bergeriette (tu crois pas si bien dire) un peu plus loin, pourquoi pas s’y poser pour la pause sandwich? Jetons un œil à l’intérPAF ! Le haut de la porte de la bergerie dans la tête.
Et voilà, la seule confrontation à un élément de conception humaine suffit pour se prendre en pleine tête nos quelques centimètres de plus que la moyenne.

Une particularité intéressante

J’allais écrire « un problème intéressant », sauf que je n’ai pas trouvé le terme « problème » adéquat. J’ai en outre songé à « complexe » mais non seulement à l’époque du complexe, j’étais loin de trouver ça intéressant, mais en plus, avec le recul, je crois que ce complexe ne s’est jamais concentré sur la taille…

Le mot « dépasser »

Qu’est-ce qui a fait changer mon regard sur ma taille… J’ai grandi? Possible. Les remarques se sont atténuées avec le temps, ça doit jouer : bah oui, c’est tellement plus courageux de vanner une ado qu’une adulte… Avec une fin de croissance à vers 18 ans, il s’est forcément passé quelque chose pour qu’autour des 24/25 ans, je zappe ma taille (c’est encore du premier degré, vu que j’oublie réellement cette satanée taille, ce sont les gens qui me la rappellent). Je n’ai pas encore trouvé ce qui a déclenché ce changement de regard (d’autres articles montrent qu’il y a encore du boulot hein). Mais n’oublions pas une chose, dans le genre « particularité physique », ya pire. Il me semble qu’on est un peu trop habitué à se plaindre pour un rien. Oh trop dur la vie, avec mes 400m2, j’ai une de ces notes de chauffage… oh trop dur la vie, j’arrête pas de me faire draguer dans la rue-haaan. Bref. Complexer d’être trop grande, au fond, c’est un peu tordu (avis à mes acolytes qui se tiennent tordues pour se faire plus petites). Dépasser les autres, et se plaindre de ça, c’en est presque indécent. Dépasser, c’est une idée qui reste tout de même un sacré symbole. Encore faut-il être en accord avec ça.

Si on n’aime pas dépasser, on fait comment?

Voilà un thème qui, j’en suis persuadée, est la base de tout. Être à l’aise, aimer être à l’aise ET être grand, ça doit être le grand pied. Parce que tout est cohérent. Aimer être au dessus des autres et être petit, ça peut paraître déjà plus compliqué (et pi on avait dit pas de politique). Mais être grand et ne pas aimer être mis en avant, euh, pas évident de planquer 1m84, et puis, derrière qui, ou quoi (un pilier de bar? Arf, on a dit pas de sujet tendancieux non plus). Donc dépasser, ok, mais dans la cohérence, la classe, l’illustration logique entre ce qu’on est, ce qu’on veut, ce qu’on montre. Vous comprendrez peut-être pourquoi un grand qui n’a pas confiance en lui n’est pas aidé par la nature pour vaincre son caractère. C’est donc ça, un grand timide? Je vous propose de monter un groupe de déséquilibrés non-cohérents ! Ce « nivellement » qui se créer par la différence de taille pourrait même expliquer des remarques comme « elle nous prend de haut ».

la_terre_vue_du_ciel

La blogothérapie : pour se faire dépasser par son propre projet

Les maso, bienvenus aux clubs (donc un maso déséquilibré non-cohérent, jte dis pas comment le mec il part dans la vie). Si vous souhaitez posséder votre projet pour qu’il vous possède à son tour, lancez-vous dans l’écriture de votre propre blog!

 

Je suis grande, et alors? (lisez le paragraphe avant d’interpréter ce titre 😉 )

Le « je + particularité + et alors? »: une expression de la génération des capricieux à laquelle j’appartiens (les futures générations se défendent bien aussi!). On lit ce genre de choses dans des blogs, sur les réseaux sociaux, dans des interviews. C’est à se demander si celui qui écrit cela n’est pas en train de se rassurer et transformant sa particularité (qu’il est le premier à considérer comme telle!) en sorte de revendication. C’est quoi ce délire, sans déconner? (question au premier degré, je me la pose sincèrement).

Ça ressemble à de la défensive face à une attaque qui n’a pas encore été donnée. A celui qui emploi ce type d’expression, j’ai envie de répondre « euh ouais mais on t’a pas sonné ». Bref, mettons ça sur le compte de l’envie absolue de différenciation, car n’est-ce pas, il ne faut surtout pas être « comme les autres ». Je ne sais pas si le cap de la fierté est le prochain après le cap de tourner en dérision sa particularité, en tous les cas, je ne l’ai pas encore atteint et j’avoue ne pas en avoir trop envie. Ce qui est sûr, c’est que cette attitude court les rues. Est-ce ça, l’aboutissement du « bien dans ses baskets (en 42 tant qu’à faire) » ?  Comment ça va finir, cette affaire de taille ? A suivre…