Vêtement trop petit ? Faites plus court ou faites plus long mais… Tranchez!

Vêtement trop petit + t’es trop grande = l’art de la grandaptation

C’est déjà suffisamment relou de trouver ses fringues et j’imagine que beaucoup de « grandes sans être non plus géantissimes » ont une majorité de vêtements achetés dans des enseignes « classiques ». Alors oui, c’est parfois un peu limite au niveau des manches pour les hauts, ou au niveau de l’ourlet pour les bas, mais bon… On choisit aussi parfois la facilité, faut bien s’habiller, et là, on va se trouver des façons de porter les fringues pour justifier leur achat. Un vrai trip stratégique d’autoconviction, en somme, illustré par des « pffffff… ». On peut bien sûr tenter le sur-mesure, mais que fait-on de nos vêtements existants préférés? Dans la série des grandaptations par la grande blogueuse, (je me permets ce barbarisme pour le coup) j’ai l’honneur de vous présenter des petites bidouilles qui vous permettent d’avoir des coupes « officielles » plutôt qu’être entre deux coupes. Gardez en tête que l’idée est de marquer la coupe clairement. Quand on est entre deux coupes, c’est une tension visuelle qui se créer: le vêtement n’a plus de forme, si vous vouliez passer inaperçue, c’est loupé. Vous souhaitiez justement vous faire remarquer? Bah alors, autant que ce soit agréablement non?

pantalon_trop_court

Grandaptations de fringues

Les petites bidouilles pour grands bras

Attention, on parle ici de manches « nettes ». Je me permets d’omettre les franges à la « Clint Eastwood Style », pour le coup c’est très psy tout ça…).

Le choix « manches trois-quart »

Attention transformation trop difficile: Retournez vos manches en deux fois (pour que ça tienne) et jusque sous le coude.

Le choix « manches longues à mes mesures »

Vous souhaitez rester en mode « manches longues intégrales » car il fait froid ou vous préférez cette coupe ou c’est davantage conforme à votre religion (je décooooonne): faisons l’inverse, on va rallonger les manches. Vous allez me dire « super, va retrouver le même tissu, tu serais pas plutôt la grande blagueuse toi? ». Bah justement, on va pousser le délire et fabriquer des manchettes: on s’en servira pour donner une touche perso ET ce sera notre outil pour parvenir à une coupe plus longue. Prenez un tissu autant voire plus rigide que le tissu de la manche. Choisissez le tissu de manière tranchée. Ça n’est que mon avis mais il me semble presque impossible de tomber pile-poil sur le même tissu et de l’intégrer parfaitement à sa manche.

Le choix « fin de manches perso »

Mes excuses pour ces dénominations. C’est en toute honnêteté que je vous avoue, (et vous avez dû le remarquer que ce soit dans mon ton ou bien dans mes tenues pour ceux qui me connaissent personnellement): je ne connais pas grand chose à la mode et ça ne m’intéresse clairement pas, en tous cas pas pour moi. Ce qui m’intéresse dans la mode ne concerne ni les tendances, ni les grands noms de grandes marques qui rendent certaines hystériques. Non, ce qui me plait, ce sont les lignes, les coupes sur les mannequins, le déplacement du regard qu’une disposition de tissu dessine. En tant que « non-fashion-victim » assumée (je ne dis pas « et fière de l’être », expression à laquelle je n’ai jamais adhéré), je vous expose là quelques idées issues d’expérience personnelle ou d’essais par des amies grandes. Revenons à nos moutons. Pour « finir » vos manches, si vous souhaitez conserver la longueur de manche actuelle, pas assez longue pour couvrir un minimum le poignet: vous pouvez faire des manches en forme de « pointes ». Ce détournement fera oublier le côté bâtard de la longueur puisque la fin de la manche sera délimitée de manière floue. Si c’est pas du plan diabolique ça mouhahahaha ! (hum. Pardon).

Les petites bidouilles pour grandes jambes

Comme plus haut avec le haut, vous avez déjà acheté ce jean en étant un peu limite niveau longueur… Ah bah voilà, c’est malin hein.

Zyva, baaaatarde

Machines après machines, l’affaire ne s’arrange pas avec le rétrécissement des fibres. Et là, c’est le drame, voilà que la longueur bâtarde s’installe: votre pantalon devient trop petit. Alors, cap sur un choix radical:

On repart sur le retroussage, sous le genou, ce qui peut s’apparenter à une coupe « corsaire ». En été avec des chaussures au léger talon, c’est top et élégant parait-il. Et surtout, la coupe ressemblera à quelque chose.

L’astuce est valable pour les jeans basiques (ici on est un peu franchouillard, on garde l’adjectif à la française) ou les slims, mais laissez tomber pour les pantalons classiques, ça fait encore plus débile (oui, c’est possible, c’est réalisable, c’est le jeu de la vie). Je n’ai à ce jour trouvé aucune solution de grandaptation pour un pantalon classique un peu trop court (ou devenu un peu trop court). J’ai déjà vu certaines femmes qui portaient leur pantalon en mode « longueur bâtarde », mais avec des ballerines et bien sûr sans chaussettes. J’ai pas trouvé ça terrible mais c’est personnel, et je le vois quand même assez souvent, il y a de nombreux styles comme ça, qui me dépassent. Bref.

Comme la « fin de manches perso » décrite plus haut, on peut raisonner de même pour certains pantalons en fabriquant un ourlet personnalisé.

Tout ce qui est « rajout » évoqué dans cet article n’est pas à la portée de toutes, selon votre temps, votre équipement ou bien si jamais vous avez la bloblote.

Quelques solutions:

Si vous appartenez à la tribu « je fais du scrapbooking et j’aime le monde des fées », vous êtes certainement déjà équipée en couture. Rajouter une pièce de tissu ne devrait donc pas vous faire peur. D’ailleurs, vous savez déjà tout et cette article vous gonfle 🙂 Dans la famille « je pourrais mais j’ai pas envie de le faire » ou « je ne suis pas équipée », vous pouvez passer par un couturier. Celui que j’ai consulté prend 8 euros pour les ourlets puis c’est « au temps passé ». Il préfère voir les pièces avant de s’engager, normal.

Les valeurs sûres, pour se passer carrément d’une quelconque grandaptation

Le « hop hop hop je t’embrouille », ou le legging

Extensible et accompagné de la chaussure qui va bien, on n’y voit que du feu. C’est ma solution par défaut. Les matières en microfibres sont top pour le côté flexible et par conséquent s’adapte à toutes les morphologies.

Le cache-misère par excellence, la botte

Mince alors, on ne voit pas la fin du pantalon. Et hop.
Mince alors, je suis chez les beaux-parents chez qui on doit retirer les grolles. Ah bah ma grande, faut assumer maintenant. Après cet article je sens qu’on va me faire enlever mes bottes juste pour vérifier la supercherie…